Article paru dans Challenges n°771, le 26 janvier 2023
Après moi, le déluge! Cette maxime attribuée à Madame de Pompadour fait aujourd'hui florès. Pour les retraites comme pour le climat, nous restons sur une tendance de fond où chaque génération cherche à sauvegarder son bien-être, même si cela doit conduire les suivantes dans le mur. En ce qui concerne les retraites, on sait que la rentabilité individuelle d'un système par répartition stable est proportionnelle au taux de croissance démographique, ce qui bénéficie très largement aux babyboomers. On sait donc depuis belle lurette que cette rentabilité va s'estomper à l'avenir. On aurait dû demander un effort de solidarité à cette génération pour amortir le choc financier à venir. Au-delà de l'échec de multiples tentatives de réformes considérées comme socialement inacceptables (par les générations présentes), on se souvient du funeste destin de la seule tentative sérieuse de solidarité intergénérationnelle dans ce domaine, le Fonds de réserve des retraites. Le climat porte les mêmes stigmates. Pour rester sous une hausse de 2°C, chacun aurait dû faire beaucoup plus d'effort de décarbonation depuis trente ans, mais on a préféré jouer la montre. Cela nous obligera à faire des sacrifices considérables dans les trente suivants...
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Illustration : Photo de Tyler Nix sur Unsplash



