Article publié par Challenges, le 13 octobre dans le cadre du collectif "Economistes du Bien Commun".
La France va-t-elle de nouveau passer à côté d'une vraie réforme des retraites? L'abandon sans faire de vague de la retraite universelle par points, pourtant juste et lisible, le suggère. Exit aussi la suggestion de stabiliser les finances du régime en indexant les pensions sur le niveau des salaires, qui conditionne déjà les cotisations. Aujourd'hui le débat se cristallise autour de la « réforme paramétrique » : augmenter le nombre d'années de cotisation ou l'âge minimum de départ à la retraite?
Le fait que les Français partent tôt à la retraite et plus généralement aient un taux d'activité entre 55 et 64 ans beaucoup plus faible que leurs homologues européens (56% contre 77% en Suède) indique des marges de manoeuvre. A condition de ne pas oublier l'équité, et de faire en sorte que ceux qui commencent tôt dans la vie active ne soient pas mis beaucoup plus à contribution que ceux qui, poursuivant leurs études, entrent tard sur le marché du travail. Donc d'augmenter la durée de cotisation, et pas seulement l'âge de la retraite de façon indiscriminée...
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Illustration : Photo by micheile dot com on Unsplash



