Article paru dans L'Opinion, le jeudi 14 juin 2022
L'Opinion a publié une interview d'Emmanuelle Auriol, chercheuse TSE, sur le thème de l'éducation.
Pour l'économiste Emmanuelle Auriol (Toulouse school of economics), le manque d’initiative et de capacité à raisonner par soi-même, ou les difficultés à travailler en groupe sont liés aux défauts de l'école.
Les faits - Lors des Rencontres économiques d’Aix-en-Provence qui se tiendront du 8 au 10 juillet, 350 intervenants de 45 nationalités débattront pour « Réussir les transformations du monde ». Parmi les thèmes phares, la jeunesse, dont le Cercle des économistes a recueilli les doléances deux mois durant.
Emmanuelle Auriol est interviewée par Raphaël Legendre
Le Cercle des économistes a mené pendant deux mois une conversation ouverte avec 15 695 jeunes Français âgés de 18 à 28 ans. Quels enseignements en avez-vous tirés ?
Après deux années de Covid, de confinements, de difficultés d’apprentissage et d’entrée sur le marché du travail, beaucoup sont anxieux; 52% se disent même démoralisés. Cela veut dire aussi dire que 48% résistent malgré tout, ce qui est plutôt positif. L’amélioration du contexte économique et la baisse du chômage, portée par la forte hausse de l’apprentissage, y sont pour beaucoup.
Quelles sont les causes de ce mal-être ?
Les jeunes sont très sévères avec le système éducatif français qu’ils jugent à 83% en décalage complet avec les enjeux de l’époque. Ils ont raison ! L’enquête Pisa de l’OCDE montre bien que notre système dysfonctionne. Nos enseignants ne sont pas formés correctement, ils sont peu encourageants, ne cherchent pas les qualités les élèves...
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