Article paru dans Les Echos, le 8 juin 2022.
La stratégie nationale bas carbone est un bon outil de planification écologique qui permet d'étaler les efforts dans le temps. Gare toutefois à ne pas trop différer ses efforts à plus tard. Car en matière de réduction d'émissions de CO2 , il faut savoir courir pour arriver à temps.
La façon d'appréhender sur le plan économique le climat a profondément changé au cours de la dernière décennie. L'approche coût-avantage consistait à suivre la démarche d'un actuaire d'une société d'assurance : estimer les dommages induits à terme par une tonne de CO2, puis en déterminer l'équivalent monétaire aujourd'hui en tenant compte de la probabilité de réalisation du risque. Cette valeur carbone indique les bénéfices à attendre de la lutte contre le réchauffement, ce qui détermine le degré d'efforts à engager dès aujourd'hui.
Remplacer les chaudières à fioul par des pompes à chaleur permet d'émettre moins à un certain coût, de l'ordre de 50 euros quand on le ramène à 1 tonne de CO2 évitée. Une valeur carbone supérieur à 50 euros indique qu'il faut dès aujourd'hui engager ces transformations. Les estimations convergent aujourd'hui vers des valeurs supérieures, dans une fourchette comprise entre 100 dollars et 200 dollars. Mais ces calculs restent complexes et très sensibles aux hypothèses.
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Illustration : Photo by Matthias Heyde on Unsplash




