Article paru dans La Dépêche, le 16 avril 2022
Par Jean Tirole, Président Honoraire de la Toulouse School of Economics, lauréat du Prix Nobel d’économie 2014
Depuis la seconde guerre mondiale, l’extrême droite n’a jamais été aussi proche du pouvoir. Son arrivée aux affaires aurait des conséquences considérables pour notre société et les valeurs de notre pays. La volonté de sa candidate de s’éloigner de l’Europe et de ses valeurs démocratiques pour se rapprocher de leaders populistes comme les dirigeants hongrois et polonais, voire d’un dictateur comme Poutine semble particulièrement inquiétante. Ces points ont été maintes fois évoqués, à raison, pour faire barrage à son ascension au pouvoir. Qu’en est-il de son programme économique ?
La gestion d’un État peut être comparée à celle du budget de la famille ou d’une entreprise. Si l’on emprunte, il faut dépenser l’argent de façon à pouvoir rembourser, il faut être crédible, et il faut des garants. Pour la France, ces trois critères se traduisent ainsi : préparer l’avenir économique du pays, gagner la confiance des prêteurs et le soutien de l’Europe...
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