Taxe carbone aux frontières: l'Europe doit agir sans tarder

May 20, 2021 Economie

Article publié dans Les Echos, le 20 mai 2021

Les crises viennent parfois débloquer des situations figées depuis des années. Celle du Covid en est une parfaite illustration. C'est en 1965 que l'alarme sur le réchauffement climatique fut lancée par le président Lyndon B. Johnson devant le congrès américain, et que l'économiste Mancur Olson modélisa la notion de «passager clandestin », selon laquelle chacun tend à laisser aux autres le soin de faire les efforts nécessaires à la collectivité La réaction logique est de pénaliser de tels comportements - c'est-à-dire, dans le cas du climat, ceux qui refuseraient de limiter leurs émissions de gaz à effet de serre. D'où la proposition du Prix Nobel  d'économie William Nordhaus de regrouper les  pays s'engageant dans la lutte contre le réchauffement climatique au sein d'un club qui taxerait les produits importés en provenance des autres pays. Ces recommandations sont restées lettre morte jusqu'à l'an dernier.
Sous l'impulsion de la France et de l'Allemagne, l'Europe finit par accepter en mars 2020 de mettre en place un budget conséquent pour venir en aide aux pays les plus affectés par la crise, tout en annonçant (entre autres) une taxe carbone aux frontières pour financer de façon pérenne un tel budget. Le parlement européen a ensuite voté en mars 2021 en faveur d'un mécanisme dit «d'ajustement carbone aux frontières».

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illustration : Photo by Annie Spratt on Unsplash