Article paru dans Les Echos le 3 mai 2023
S'il faut faire litière des clichés véhiculés par Oxfam sur la baisse de la part des salariés dans le partage des richesses, reste le problème spécifique de ce partage dans le secteur de l'énergie.
La question du partage des richesses entre travail (salaires) et capital (profits réinvestis ou utilisés pour rémunérer actionnaires et banques) perdure dans le débat public avec beaucoup d'exagération. Le message mis en avant par Oxfam dans son rapport d'avril dernier est trompeur. L'ONG choisit opportunément de comparer le creux de la crise de 2009 au pic de 2021 pour évoquer une baisse de 10 points de la part captée par les salariés. En réalité, cette part reste étonnamment stable à travers les époques et entre pays développés: ceux-ci reçoivent autour des deux tiers de la valeur créée.




