Article paru dans Les Echos, le 23 mai 2024
Le choix que s'apprête à faire le gouvernement relève davantage de la tactique politique et budgétaire que de l'efficacité économique.
La France produit moins de richesses que nos homologues européens en proportion de sa population, en partie car les individus en âge de travailler y sont moins souvent dans l'emploi (avec un taux de l'ordre de 68 % contre 77 % en Allemagne ou dans les pays scandinaves). Cette question doit être une priorité nationale et suppose de continuer à engager des réformes du côté des retraites, de l'éducation, de la formation professionnelle, des politiques du logement…
Notre système d'assurance-chômage fait naturellement partie de la réflexion d'autant qu'il apparaît plus permissif sur certains points que chez nos principaux partenaires. La période travaillée exigée pour percevoir des allocations (la "durée d'affiliation") est particulièrement basse (6 mois sur une période de 24 mois), et la règle de conversion en une période d'indemnisation est très généreuse : un jour travaillé donne droit à un jour indemnisé jusqu'à un maximum de vingt-quatre mois.
Ceci justifie les mesures prises ces dernières années, en particulier la réduction de la période d'indemnisation lorsque le chômage est inférieur à un certain seuil. Pour autant, faut-il aller plus loin dans cette direction en augmentant la durée d'affiliation comme s'apprête à le faire le gouvernement? Ce choix relève davantage de la tactique politique et budgétaire que de l'efficacité économique.
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Illustration : The New York Public Library, from Unsplash




