Au moment où l’on annonce régulièrement le déclin de la religion en Europe, Paul Seabright, professeur d'économie à la Toulouse School of Economics, renverse la perspective : au XXIᵉ siècle, les religions n’ont jamais été aussi actives, influentes et… entrepreneuriales. Dans La Divine Economie, l’économiste montre comment les mouvements religieux fonctionnent comme de véritables organisations économiques, capables de recruter, financer, gérer, motiver et diffuser leur message avec une efficacité comparable à celle des entreprises les plus performantes.
L’auteur propose une lecture audacieuse : les religions sont des plateformes multiservices où se mêlent quête spirituelle, réseaux sociaux avant l’heure, entraide, opportunités professionnelles et stratégies d’influence. Cette approche éclaire d’un jour nouveau la longévité et la puissance de ces institutions, capables de s’adapter, d’innover et de fidéliser leurs membres depuis des millénaires.
Mais Paul Seabright ne se contente pas d’expliquer la force de ces organisations : il en montre aussi les ambiguïtés. Si la religion peut offrir protection, solidarité et sens, elle peut tout autant être instrumentalisée par des dirigeants politiques ou religieux pour asseoir leur pouvoir, manipuler les croyants ou légitimer la violence. L’auteur analyse ces dérives sans parti pris, en mobilisant les outils les plus récents des sciences économiques et sociales.
Déjà salué par The Financial Times, The Economist et long-listé pour le FT/Schroders Business Book of the Year Award, l’ouvrage arrive enfin en français dans une traduction limpide et élégante par Sylvie Kleiman-Lafon. Le Monde a également applaudi un "ouvrage foisonnant (...) dopé par la curiosité intellectuelle (...) et offrant un regard neuf sur un phénomène central dans la vie des êtres humains".
Paul Seabright est professeur d'Economie à la Toulouse School of Economics. Il a dirigé l'Institute for Advanced Study in Toulouse (IAST) entre 2012 et 2021. Ses recherches portent sur l'économie de la religion et du genre, ainsi que sur la théorie microéconomique, la politique industrielle et de la concurrence, la propriété intellectuelle et la société numérique, l'économie du développement, l'économie et l'évolution humaine.



