Article paru dans Challenges, le 22 mai 2025
Derrière les discours grandiloquents sur la transition énergétique se cache une réalité plus âpre : celle d’un virage écologique aux effets régressifs, que paient surtout les plus modestes. Au risque d’une politique climatique responsable d’un accroissement des inégalités.
Le monde politique l’a maintenant bien compris: il n’y aura pas de transition énergétique heureuse. C’est notamment parce que, si l’on n’y prend garde, une bonne partie de ces coûts sera portée par les ménages les plus modestes. Ici, comme dans le reste de l’Europe, dans les actes comme dans les paroles, l’ambition climatique régresse. Très symboliquement, le ministre en charge de l’Ecologie est passé de la troisième à la douzième place dans l’ordre protocolaire du gouvernement depuis 2017. Comme le disait déjà Nicolas Sarkozy à la fin de son mandat, l’écologie, "ça commence à bien faire" ! C’était un précurseur des temps présents. Le vote récent, en commission...




