La France risque de passer à côté de la viande "artificielle"

8 Avril 2021 Alimentation

Article paru dans Les Echos, le 7 avril 2021

Le  règne de  a viande  animale  dans nos assiettes risque de toucher à sa fin dans les prochaines décennies. La production de viande conventionnelle représente déjà 15 % des émissions de gaz à effet de serre et se voit consacrer près de 80% de l'usage de terres agricoles. Converties en forêts, celles-ci pourraient constituer des puits de carbone limitant le réchauffement climatique. La consommation de viande devrait augmenter sous l'effet de la démographie et de l'évolution des pratiques alimentaires, mais on ne peut se permettre d'y répondre en rasant les forêts amazoniennes! Des alternatives crédibles émergent, même s'il reste difficile prédire laquelle deviendra performante, sûre sur leplan sanitaire et environnemental, et satisfaisante pour le palais des consommateurs.

Intéressons-nous à l'une d'entre elles, la « viande cultivée » . Cette technologie consiste à extraire des cellules souchesensuite cultivées in vitro sous forme de tissus musculaires. Elle a pour origine les Pays-Bas, avec un brevet déposé en1994 par le chercheur Willem van Eelen, puis le hamburger artificiel créé en 2013 par la société Mosa Meat du professeurMark Post de l'université de Maastricht. Depuis, seuls quelques rares brevets avaient été déposés dans le monde, maisles douze derniers mois ont connu une vive accélération avec plus d'une douzaine déposée aux Etats-Unis, fruit d'efforts menés par des start-up principalementaméricaines et israéliennes, et d'universités comme celles de Jérusalem ou du Missouri.

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Illustration : Photo by Kyle Mackie on Unsplash